Améliorer l’accès aux grands projets d’infrastructure étrangers

Le Conseil fédéral entend améliorer l’accès des entreprises suisses aux grands projets d’infrastructure étrangers. Il veut notamment assurer une coordination étroite entre l’industrie et les services compétents de l’administration fédérale. Un poste est mis à disposition au Secrétariat d’État à l’économie (SECO) afin de coordonner une meilleure utilisation des instruments existants. D’ici fin 2020, le Conseil fédéral décidera si des mesures plus conséquentes doivent être prises.

Les besoins en investissements dans le monde en matière d’infrastructures d’ici à 2040 sont estimés à 90 billions de dollars. Les grands projets d’infrastructure étrangers offrent également des opportunités aux entreprises suisses, par exemple dans les domaines des véhicules ferroviaires, de l’énergie, des technologies environnementales, de l’exploitation des infrastructures et des intermédiaires financiers. La plupart des sociétés suisses sont des fournisseurs pour des entreprises générales actives au niveau international.

En Suisse, les compétences et les connaissances relatives aux grands projets d’infrastructure étrangers sont réparties entre différents acteurs publics et privés. La coordination entre les services fédéraux compétents et le secteur privé est particulièrement importante pour faciliter l’accès des entreprises suisses à ces projets. C’est pourquoi le Conseil fédéral a décidé d’ériger un poste de coordination centrale au SECO et de créer un groupe de travail réunissant les milieux économiques, l’administration fédérale, l’Assurance suisse contre les risques à l’exportation (SERV), l’agence de promotion des exportations Switzerland Global Enterprise (S-GE) et d’autres entités.

Outre une meilleure mise en réseau des acteurs, des mesures de soutien ciblées dans des domaines tels que la diplomatie économique, l’assurance et le financement des exportations ou la promotion des exportations sont prévues pour compléter les efforts du secteur privé.

Ces mesures seront, pour l’instant, mises en œuvre dans le cadre des mandats et budgets légaux existants. Elles feront l’objet d’une analyse dont les résultats seront présentés d’ici la fin de 2020.  Ensuite, une décision sera prise concernant la poursuite, le renforcement ou l’extension de ces mesures.