« Il faut arrêter de réglementer et de créer de nouvelles taxes à tout va »

Candidat à sa réélection au Conseil des Etats, le PDC valaisan Beat Rieder est un ardent défenseur du Programme Bâtiments et se bat contre la bureaucratie excessive. La SSE appelle à voter en sa faveur lors du second tour, qui aura lieu le 3 novembre en Valais.

 Quels seront les enjeux les plus importants pour la construction au cours de la prochaine législature?

La loi sur les marchés publics (LMP) a été révisée et il s’agit maintenant de la mettre en œuvre. Dans le cadre des ordonnances qui doivent être éditées pendant la nouvelle législature, je veillerai notamment à ce que le PME jouissent des mêmes chances que les entreprises bénéficiant d’une participation financière de la Confédération ou des cantons, ou qui assument une tâche relevant des pouvoirs publics. J’ai d’ailleurs déposé une motion en ce sens en mars dernier, afin de garantir une saine concurrence permettant aux PME de lutter à armes égales.

Vous êtes également un fervent défenseur de la poursuite du Programme Bâtiments.

Oui, il faut absolument investir dans la rénovation. C’est une véritable chance que nous devons saisir pour à la fois réduire les émissions de CO2 et moderniser notre parc de bâtiments, tout en offrant du travail aux entreprises. Mais pour ce faire, il faut arrêter de réglementer et de créer de nouvelles taxes à tout va, qui ne font que retarder voire empêcher les projets. Plutôt que d’ajouter sans cesse de nouveaux freins, il faut au contraire proposer des incitations.

Vous vous êtes fortement engagé contre la récente initiative « stop au mitage du territoire » et demandez également un assouplissement de la loi sur l’aménagement du territoire. Pourquoi ?

En tant que représentant d’un canton alpin, je suis très sensible à ces problématiques. Il faut bien sûr préserver la nature, mais il faut le faire de manière raisonnable. Nous devons aussi donner la possibilité d’assainir les milliers de bâtiments qui se trouvent hors zones à bâtir. Si nous ne revenons pas à des dispositions plus réalistes, nous allons sacrifier une partie de notre patrimoine et ce, pas uniquement en Valais.